
Ils sont assis toute la journée, gribouillent des visages sur des feuilles blanches qu’ils vendent 50€ : ce sont les portraitistes de la place Tertre à Montmartre.
On s’est toujours dit que ces mecs devaient être intéressants, alors on en a rencontré un, un vrai, avec pleins de pastel sur les mains : Teo Feng.
Vers la fin des années 70s - quand Michael Jackson était encore noir - Teo Feng quitte Singapour pour intégrer les Beaux Arts de Paris en tant qu’apprenti artiste. Pour arrondir ses fins de mois, il commence à traîner du côté de Montmartre avec son matos. Il y rencontre d’autres portraitistes venus d’Italie, d’Espagne, de Grèce et même de Chine. Aujourd’hui, soit 30 ans plus tard, Teo Feng et sa bande de pote dessinent toujours sur la place Tertre.
Avec des milliers de portraits à son actif, Teo maîtrise son art à la perfection, un peu comme Philippe Risoli et son lancer de micro. Il nous confie tout de même que le plus difficile dans un portrait, c’est ” réussir à faire ressortir le charme du modèle. Et ça ce n’est pas une question de technique, c’est une question de talent. “
Montmartre, c’est aussi le quartier des amoureux.
Tiens, ça me fait penser à cette track de Bangalter et Dj Falcon dans laquelle ils disent qu’ils ont tant d’amour à donner.
Appréciez.



